Les quatre saisons

 

Le printemps, la première, la plus belle.

La nature renaît à la vie.

Le Christ est ressuscité.

En voyant tout reverdir,

en voyant tout refleurir,

nous osons oublier nos peines

et nos cœurs renaissent à l’espoir.

 

C’est l’été,

notre espoir a grandi,

couvé par une douce chaleur.

Maintenant c’est un adulte

qui se dore au soleil.

 

Et voilà l’automne,

la nature pour nous plaire

change de toilette.

Elle se pare de tons clairs

pour retenir monsieur soleil

qui perd chaleur et constance.

 

L’hiver arrive,

la nature pleure.

Des journées entières

le soleil la boude.

De chagrin elle se meurt.

 

Ses bras maigres

sans parure

se tendent vers le ciel

en un ultime espoir.

Puis elle sombre dans le désespoir.

 

D’un linceul blanc, le ciel la couvre

pour que la mort ne la voie pas,

pour que le froid ne congèle pas

les semences dans ses entrailles,

pour qu’au printemps

tout renaisse à la vie.

 

 

Mariette