Je ne peux pas t’aimer, mort !
Comme la fin d’un délai, je pourrais t’accepter ;
mais comme rien, comme le néant, JAMAIS !
Avant tout état, il a toujours existé quelque chose :
quelque chose qui a transcendé ;
quelque chose qui s’est consumé pour renaître
semblable ou différent.
Quelque chose dont la vie potence la nôtre.
Quelque chose pouvant se toucher, voir ou sentir :
parfois les trois choses, mais jamais rien.
Quelque chose qui peut être montré ou expliqué,
ou du moins prouvé d’une façon ou d’une autre.
Tout se transforme ou se retransforme.
La science le confirme
dans les principes de l’univers.
Comment l’homme pourrait-il échapper à cette loi ?
« Tu es poussière et tu retourneras poussière » dit la Bible.
La poussière est une matière infime, mais ce n’est pas rien.
La poussière se colle, s’accumule et peut former des corps.
La poussière peut être semence et les semences poussent.
Le corps peut pourrir, d’accord :
mais en donnant vie à beaucoup de vies !
Rien ne naît de rien ni ne retourne au néant
car le néant n’existe pas.
Et si tu ne le crois pas, démontre-le-moi !
Qu’on ne le voit pas ne prouve pas son existence :
l’esprit et l’antimatière existent.
La vie est un jeu de dés :
selon les points récoltés
nous passons d’un état à un autre ;
mais au néant, JAMAIS !
Tout dépend de toi.
Prends garde à ce que tu fais !
Tu peux gérer les atouts en toute liberté;
mais tu ne peux choisir : tu dois jeter les dés
et te conformer au résultat.
De chaque lancement
dépend ton avenir,
et pas seulement le tien !
Ce que tu penses est important aussi ;
et très dangereux, car la pensée
ne peut être dominée.
Positive ou négative,
elles s’envole et vit sa vie ;
dans l’air elle vagabonde,
s’accouple et prolifère
échappant à tout contrôle.
Ceci n’est pas un poème, je le sais.
C’est la tactique de la vie.
17 octobre 2000