Version française du poème par Mariette Cirerol
Ça, c’est une vieille marche en marbre.
Une marche un peu plus haute pour moi,
un fardeau un peu plus lourd à porter,
autant pour monter que pour descendre
Je monte et je monte, et pourtant,
jamais je n’arrive en haut ;
je n’arrive qu’à retenir mon souffle,
à rester stable, à ne pas basculer.
Ma tête est pleine de marches à monter,
et je tiens à les monter toutes, car
en montant je me sens si comblé,
que j’en oublie par où je dois monter.
Ces vieilles marches sont interminables
et moi, je monte, je monte, je monte en silence.
Version française de Mariette Cirerol
Sur la tour de Babel
la pluie tombe.
Les ruines sont plus sublimes
que la tour bravant le ciel.
Morts sans savoir pourquoi,
par la bombe suicidaire,
lancée au nom de la loi,
négligeant les droits.
Jihad? Pourquoi?
Regardé dans l’encyclopédie,
regardé dans le Coran et dans la Bible,
trouvé aucune réponse.
Cependant,
reviennent à ma mémoire
des paroles semblables
nous entraînant dans la dernière guerre.
Oh, Jihad! Guerre sainte! Paix!
Sous ces mots,
nos pères et nos frères
sont morts dans la gloire.
Dieu confondit notre langage
à cause de la tour de Babel.
La pluie tombe
sur les tours,
sur la guerre sainte.
Le niveau spirituel
est devenu fou.